Une année 2013 mitigée pour le marché résidentiel

Immeuble Un marché immobilier résidentiel en retrait en 2013 et une baisse des prix différenciée selon les marchés, c’est le constat de l’étude annuelle que vient de présenter le Crédit foncier. « Toutefois, ce ralentissement ne remet pas en cause les fondamentaux d’un marché immobilier caractérisé par un besoin en logements insatisfait. Par ailleurs, dans un marché dont les prix n’ont cessé de croître durant plus de quinze ans, ce repli est naturel et peut même apparaître comme nécessaire », a déclaré Bruno Deletré, directeur général du Crédit foncier.

En 2012, le volume des transactions dans l’ancien s’est ainsi établi à 650 000, soit une baisse de 20 % par rapport à 2011. Et la suppression du PTZ dans l’ancien y est pour beaucoup : on estime entre 4 et 11 % la part des ménages primo-accédants exclus du marché, selon la situation géographique.

Quant à l’évolution des prix, elle est contrastée. Si en Ile-de-France, ils ont amorcé une baisse de 0 à 2 %, en première couronne, ils ont plutôt bien résisté en raison d’une pénurie de l’offre. En province, elle se situe en moyenne entre + 2 % et – 10 % dans les grandes agglomérations.

Dans le neuf, la production de logements s’est établie à 339 000, contre 421 300 en 2011, soit une baisse de 20 %. Avec – 16 % pour les maisons individuelles et – 25 % pour les appartements et les maisons de promoteurs.

Perspectives moroses pour 2013

Pour l’année en cours, le Crédit foncier s’attend à une nouvelle réduction du nombre de transactions, de l’ordre de 12 % par rapport à 2012. Les prix, eux devraient continuer de décroître, jusqu’à – 5 % dans les zones les plus tendues et entre 7 et 10 % ailleurs.

Même évolution attendue dans le neuf, avec une réduction des mises en chantier de 7 % (316 000 unités). On compte cependant sur l’effet du PTZ+ qui devrait bénéficier aux ménages les plus modestes.

Bonne tenue pour l’immobilier d’entreprise

En 2012, le marché locatif de bureaux n’a enregistré « qu’une baisse » de 8 %, ce qui est plutôt satisfaisant compte tenu de l’environnement économique. C’est la première couronne et particulièrement le secteur de La Défense qui se taillent la part du lion, avec un volume placé en hausse de 44 %.

Par contre, le stock de bureaux s’est légèrement contracté avec un peu moins de 3,6 millions de mètres carrés. Quant aux loyers, ils sont orientés à la baisse, avec des écarts qui peuvent atteindre 26 % sur des baux de douze ans.

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Articles rédigés par diverses personnes du siège social de Cimm Immobilier.

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