Médecine du travail : dérapage?

Quand les médecins déraillent…

 

Un médecin du travail est-il dans son rôle lorsque, à l’occasion d’une visite médicale annuelle, il déclare au salarié :

« Surtout ne démissionnez jamais, au grand jamais. Ne faites pas cette erreur.  Jamais, quoi qu’il arrive. Même si vous devez déménager, changer de région, ne démissionnez pas, venez me voir. Et faites le savoir dans votre entourage, autour de vous. » ?

C’est la question que nous avons posée conjointement, le salarié sidéré, et nous-même, par écrit au Conseil de l’ordre des médecins. Sans réponse à ce jour.

Rien de bien grave, me direz-vous. Après tout ce n’est qu’une illustration de plus du peu de considération qu’ont les Français (en particulier les fonctionnaires ?) pour leurs entreprises et leurs entrepreneurs.

Donc pourquoi ne pas charger la mule et faire supporter aux entreprises ce qui ne les concerne en rien ? C’est dans l’air du temps. Après tout les patrons sont des parasites, s’il n’y en avait pas on ne s’en porterait probablement que mieux. Ils sont trop payés (quoique… certains moins que leurs salariés, j’en connais) et n’hésitent pas à licencier à tour de bras ! On se demande d’ailleurs, puisque les entrepreneurs sont si nuisibles,  comment il peut encore rester des salariés dans le secteur privé, dans notre beau pays.

Il est vrai qu’à force de la charger, cette mule, on est de moins en moins motivé pour embaucher,  créer des emplois.

Ajoutez à cela la fiscalité, parmi les plus lourdes au monde, et dont les règles changent constamment, la complexité administrative en général et du Code du travail en particulier, et vous obtiendrez, entre autres conséquences, la moitié d’une classe d’âge qui ne rêve que de devenir fonctionnaire, l’autre moitié de s’expatrier, et un certain nombre de délocalisations supplémentaires.

C’est inquiétant. Il semble difficile de concevoir une économie moderne, et des emplois,  sans entreprises privées.

Mais restons optimistes, finalement il n’y a que 800 familles par an qui s’expatrient (à cause du seul ISF). Ca pourrait être bien pire. Et la population française augmente malgré tout, n’est-ce pas ce qui compte pour l’immobilier ?

Ce sont toujours les meilleurs qui s’en vont ? Alors là, ça n’engage que vous…

Quant aux explications qui seront peut-être un jour fournies par le Conseil de l’ordre des médecins, je ne manquerai pas d’en faire état ici même.

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